Rechercher sur Akwamining

ENTER ou ESC pour fermer

💡 Astuce : Utilisez des mots-clés comme "extraction", "durabilité", "technologies"...

Exploitation Minière

RDC : Un nouveau chantier de réforme minière face à la ruée vers les minerais critiques

La République démocratique du Congo engage une réforme d'ampleur de son secteur minier. Au programme : renforcement de la traçabilité des minerais critiques, ajustements fiscaux et nouveaux partenariats géopolitiques stratégiques.

By La Rédaction
June 28, 2026
2 min read
3 views
RDC : Un nouveau chantier de réforme minière face à la ruée vers les minerais critiques

La République démocratique du Congo (RDC) prépare une réforme d'ampleur de son secteur minier afin de renforcer la gouvernance, la traçabilité et la fiscalité de ses minerais critiques, tels que le cobalt et le cuivre. Confirmée le 15 juin 2026 par l'Inspection générale des mines, cette initiative s'inscrit dans un contexte mondial de forte demande liée à la transition énergétique.

Renforcement du contrôle et de la traçabilité des minerais

Sous l'impulsion du ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, et de l'inspecteur général des mines, Rafael Kabengele, la RDC prévoit la création d'une unité spécifiquement dédiée au contrôle des minerais critiques. Cette démarche vise à assainir le secteur et à en accroître la transparence. Le projet inclut également la restructuration du Centre d'Expertise, d'Évaluation et de Certification (CEEC), qui a vocation à se transformer en une véritable autorité de certification et de traçabilité. L'objectif est de sécuriser la chaîne d'approvisionnement, de l'extraction jusqu'à l'exportation, pour répondre aux exigences internationales de durabilité et lutter efficacement contre le travail des enfants.

Arbitrages fiscaux et redistribution locale sous tension

Sur le plan de la fiscalité minière, le gouvernement maintient la pression instaurée par le Code minier 2018. Les opérateurs extractifs restent soumis à une redevance de 10 % sur les substances stratégiques (comme le cobalt et le coltan), contre un taux général de 3,5 % appliqué aux métaux de base. Par ailleurs, 10 % des redevances minières globales demeurent affectées au Fonds minier pour les générations futures. Cependant, le projet de réforme touchant la dotation de 0,3 % du chiffre d'affaires, initialement destinée au développement communautaire, suscite de vives inquiétudes. Les organisations de la société civile congolaise contestent cette révision, craignant une recentralisation des fonds qui s'avérerait nuisible aux communautés locales et réduirait l'impact économique direct sur le terrain.

Positionnement géopolitique et partenariats stratégiques

Au cœur de la transition énergétique, la RDC utilise ses vastes ressources en cuivre et autres métaux comme un levier diplomatique majeur. Cette géopolitique des minerais s'est illustrée par la signature d'un accord stratégique en juin 2026 entre Kinshasa et Washington. Ce partenariat avec le gouvernement des États-Unis prévoit notamment la réservation de certains gisements et zones d'exploration au profit des entreprises américaines. Cette orientation met en lumière la concurrence accrue que se livrent actuellement les puissances occidentales et asiatiques pour sécuriser l'accès aux métaux critiques indispensables à l'industrie technologique mondiale.

Related Articles