Interdiction de la présence militaire et policière
Lors de la 94ème réunion du Conseil des ministres tenue le 10 juillet 2026, le président de la RDC, Félix Tshisekedi, a ordonné aux autorités civiles et militaires de mettre fin immédiatement à la présence illégale des éléments des FARDC (Forces armées de la République démocratique du Congo) et de la PNC (Police nationale congolaise) sur les sites miniers du pays. Cette décision, annoncée par le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, instruit formellement le vice-Premier ministre de l'Intérieur, celui de la Défense nationale, ainsi que les commandements de l'armée et de la police, de prendre toutes les dispositions nécessaires pour éradiquer définitivement cette pratique.
Conséquences néfastes sur le secteur minier
La militarisation irrégulière par les forces de sécurité nuit gravement à la gouvernance minière et à l'attractivité de la RDC pour les investisseurs internationaux. Cette situation engendre un climat d'insécurité, des intimidations, des tracasseries administratives ainsi que des extorsions de fonds. Ces pratiques illégales s'opèrent au détriment des opérateurs miniers, des services publics et des communautés locales. De plus, elles constituent un blocage majeur, empêchant les exploitants légitimes et les titulaires de droits miniers de jouir pleinement de leurs concessions.
Objectif d'assainissement et de transparence
Cette offensive présidentielle s'inscrit dans le cadre global des réformes gouvernementales visant à renforcer l'État de droit. L'objectif principal est d'améliorer la transparence et de garantir la sécurité des investissements dans le secteur extractif. En assainissant les sites miniers de toute interférence armée illégale, le gouvernement entend consolider ce secteur stratégique, considéré comme le principal moteur économique de la République démocratique du Congo.