Récupération étatique des quotas inutilisés
La République démocratique du Congo (RDC) a pris la décision de retirer les quotas d'exportation de cobalt non exploités à l'issue du premier semestre 2026. L'objectif de cette mesure est d'intégrer les volumes récupérés à un quota stratégique placé sous le contrôle direct de l'État. Cette initiative vise à soutenir le développement de la transformation locale et à maximiser la création de valeur ajoutée nationale autour de ces ressources cruciales.
Durcissement des règles d'exportation par l'ARECOMS
L'Autorité de régulation et de contrôle des marchés des substances minérales stratégiques (ARECOMS) a annoncé l'entrée en vigueur de ces nouvelles dispositions réglementaires au 1er juillet 2026. L'autorité interdit formellement aux entreprises minières le report de leurs quotas inutilisés sur les périodes suivantes, avec un retrait automatique effectif au 30 juin 2026.
De plus, une date limite stricte est imposée : seules les cargaisons ayant finalisé leurs formalités douanières avant le 5 juillet 2026 pourront être exportées sous les quotas du premier semestre. L'ARECOMS prévoit des sanctions sévères pour les opérateurs non conformes. L'autorité menace notamment de retirer totalement les quotas aux entreprises en cas de :
- Sous-utilisation répétée des volumes alloués ;
- Transfert non autorisé de quotas ;
- Usage de minerais tiers sans autorisation préalable.
Positionnement de la RDC sur le marché mondial
Détentrice de plus de 70 % des réserves mondiales de cobalt, la RDC occupe une place incontournable dans la chaîne d'approvisionnement globale. Face à la forte demande générée par la transition énergétique, le gouvernement congolais tire parti de sa position dominante. Par ce durcissement de la régulation minière et ces nouvelles restrictions d'exportation, Kinshasa entend accroître significativement les retombées économiques nationales et renforcer sa souveraineté sur la filière.