La République Démocratique du Congo (RDC) intensifie sa lutte contre les activités minières illégales sur son territoire. Contrairement à d'autres pays où l'exploitation non autorisée est le fait d'individus sans licence, en RDC, certaines violations majeures sont commises par des opérateurs officiellement agréés.
La ministre des Mines a émis une directive suite à une alerte lancée en avril 2026 par l'Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) auprès du ministère de l'Environnement. Cette alerte concernait deux entreprises menant des activités suspectes à proximité du parc national de Maiko.
Il s'agit des sociétés Stone Mining SARLU et Xin Hong Kuan Ye SARL, détentrices respectives des permis de recherche n° 16591 et n° 16594. Leurs activités sont jugées contraires à l'article 25 de la loi n° 14/003 relative à la conservation de la nature, modifiée par la loi n° 24/020 de décembre 2024, qui interdit toute activité incompatible avec la conservation dans les aires protégées. De plus, ces pratiques violent le Code minier et le Règlement minier en vigueur.
« Afin de préserver nos ressources naturelles et nos aires protégées, toutes les activités minières dans les zones adjacentes au parc national de Maiko sont suspendues à titre conservatoire, spécifiquement celles menées dans les périmètres des permis de recherche mentionnés », a déclaré la ministre.
Cette décision s'inscrit dans le cadre d'un renforcement global de l'application de la loi en RDC, qui a également conduit récemment à la suspension de toutes les opérations minières dans les territoires de Mwenga et Shabunda, dans la province du Sud-Kivu.