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Politique & Réglementation

Le Burkina Faso reprend le contrôle de son industrie aurifère pour garantir sa souveraineté

Sous l'impulsion du président Ibrahim Traoré, le Burkina Faso restructure son secteur minier. Six des quinze mines d'or industrielles du pays sont désormais sous contrôle national ou étatique.

By La Rédaction
June 01, 2026
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Le Burkina Faso reprend le contrôle de son industrie aurifère pour garantir sa souveraineté

Le Burkina Faso intensifie ses efforts pour réduire la domination étrangère sur son secteur aurifère, l'une des industries les plus précieuses d'Afrique. Sous la direction du gouvernement de transition mené par le capitaine Ibrahim Traoré, le pays a entrepris une restructuration majeure de la propriété minière au cours des trois dernières années, dans le but d'asseoir sa « souveraineté économique ».

Une transition vers le contrôle national

D'ici la fin de l'année 2025, six des quinze mines d'or industrielles actives au Burkina Faso seront détenues majoritairement par des entreprises burkinabè, selon le média spécialisé Mines Actu Burkina. Parmi ces six mines, trois sont directement contrôlées par l'État via la Société de Participation Minière du Burkina Faso (SOPAMIB).

Ce changement marque une rupture historique avec des décennies de contrôle étranger sur le secteur minier industriel, où les multinationales captaient historiquement la majeure partie de la production et des bénéfices. Avant l'arrivée de l'administration actuelle, une seule mine industrielle était exploitée par une entreprise nationale.

La souveraineté économique au cœur de la stratégie

Le président Ibrahim Traoré a fait du contrôle des ressources naturelles un pilier de son agenda politique et économique. Lors du lancement du projet de raffinerie nationale d'or en 2023, il avait déclaré que le Burkina Faso avait l'intention d'« extraire l'or nous-mêmes ».

Cette dynamique voit l'émergence d'investisseurs locaux ambitieux. C'est le cas de l'homme d'affaires Inoussa Kanazoe, dont le groupe Soleil Resources International aurait acquis les mines de BMC et Roxgold.

Financer le développement local

Les autorités burkinabè soutiennent que ces réformes permettront de conserver une plus grande part des revenus miniers dans le pays. Ces fonds sont destinés à financer les infrastructures, l'industrialisation et divers projets de développement national.

Cette stratégie s'inscrit également dans une tendance plus large à l'échelle du continent africain, où plusieurs gouvernements cherchent à exercer un contrôle accru sur leurs ressources stratégiques face à la concurrence géopolitique et aux défis sécuritaires.

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